Comment recycler le plastique ?

Avec les 8 millions de tonnes de plastique déversées tous les ans selon Greenpeace, les répercussions sur notre environnement et sur notre santé ne peuvent plus être considérées comme une légende. Alors, qu’en est-il vraiment ? Quelles sont les solutions actuelles ? Comment réduire notre utilisation de plastique ? Et si ce n’était pas si difficile que ça ? On vous explique 😉.

L’impact du plastique sur notre environnement ?

Vous n’avez pas pu passer à côté de toutes ces images de poissons dans lesquels on retrouve divers morceaux de plastiques. En effet, selon Greenpeace, ce n’est pas moins de 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans tous les ans, à tel point qu’un 7ème continent de plastique s’est formé dans l’océan pacifique. Et si vous croyez que la pollution du plastique s’arrête aux océans, la vérité est tout autre. En effet, la surconsommation de plastique est un désastre pour l’environnement et également pour notre santé. On peut aujourd’hui retrouver des particules de plastique presque partout (pas encore jusque dans le cœur des pommes de terre quand même et on espère que ce ne sera jamais le cas 😉). Dans la mesure où les océans sont saturés de plastique, de nombreux poissons en ingèrent (bon nombre en meurent également) et nous l’ingérons à notre tour au moment de manger ces mêmes poissons (à savoir que les microparticules de plastique peuvent aller jusqu’à se retrouver dans les crevettes au plus profond des océans).

De plus, selon un rapport du Center for international environmental law (Ciel) datant de 2019, 99% du plastique est fabriqué à base de combustibles fossiles et toutes les étapes de la fabrication à la commercialisation de ce dernier sont polluantes :

  • L’extraction et le transport des matières premières : pétrole, gaz ou encore charbon, que des matières fossiles. Cette première étape libère donc des substances chimiques et toxiques dans l’air, l’eau et les sols.
  • La transformation de ces matières en plastique : cette étape demande l’ajout d’additifs afin de donner cette transparence et cette souplesse au plastique. Les additifs utilisés sont alors libérés dans l’air et sont particulièrement nocifs pour les personnes exposées à longueur de journée à ces derniers (travailleur du plastique ou riverain vivant à côté d’une usine de plastique). Selon Greenpeace, fabriquer un kilo de plastique génère entre 2 et 3 kg de CO2.
  • L’utilisation du produit plastique ou des emballages : les emballages alimentaires pouvant provoquer des dépôts de plastique dans les aliments eux-mêmes, il est également possible d’en retrouver dans les vêtements et jouets pour enfants (nous exposant ainsi à une potentielle inhalation des microparticules). De plus, selon une étude d’Orb Média sur l’eau du robinet, 81% des échantillons d’eau analysés contenaient des microparticules de plastique, et ce partout dans le monde. Orb Média relève par ailleurs que sur les échantillons prélevés dans des bouteilles en plastique, 93% contiennent des microparticules de plastique en quantité 2 fois supérieure à celle de l’eau du robinet.

Toujours selon le rapport du Ciel, les effets sur la santé humaine peuvent être divers :

  • Impact sur le système immunitaire.
  • Impact sur le système respiratoire.
  • Perturbations endocriniennes.
  • Baisse de la fertilité.
  • Hausse des risques de cancers.

Néanmoins, les conséquences de la combinaison de ces effets sont encore mal connues et donc difficilement appréhendables pour le moment.

Quels sont les moyens actuels pour le recycler ?

Le bât blesse d’autant plus lorsque l’on parle de recyclage du plastique et c’est aussi la raison pour laquelle il jonche les sols de notre planète bleue (en plus du fait qu’il n’est pas toujours jeté dans une poubelle…). En effet, traiter le plastique après son cycle de vie (souvent très court) peut prendre 3 formes :

  • La mise en décharge : souvent à ciel ouvert dans la nature.
  • L’incinération : qui relâche des substances toxiques (le plomb, le cadmium ou encore le mercure) dans l’environnement alentour.
  • Le recyclage : pour cela, la première étape très importante reste le tri que l’on fait chez soi (mettre les bons emballages tels que les bouteilles ou flacons) dans la poubelle destinée au tri. Ensuite, une fois au centre de tri, les emballages plastiques sont triés par familles (polyéthylène téréphtalate PET, le polyéthylène PE, le polystyrène PS et le polypropylène PP entre autres) pour ensuite être aplatis puis transformés en granulés qui permettront de créer de nouveaux ustensiles en plastique.

Quels sont les plastiques recyclables ?

Actuellement, il faut savoir que les plastiques issus de matières entièrement recyclables sont les ceux en PET ou les PEHD (Polyéthylène Haute Densité). Ces deux types de plastiques sont principalement utilisés pour concevoir les différents types de bouteilles en plastique existants ce qui fait de la bouteille plastique l’objet le mieux recyclé.

Néanmoins, selon un rapport de l’ONU, en 2016, seulement 9% des 8,3 milliards de tonnes de plastiques produites ont été recyclées.

La consigne : une solution miracle pour les bouteilles en plastique ?

Ah, la bonne vieille consigne qu’ont connue nos parents ou grands-parents, celle qui consistait à rapporter son récipient en bon état (très souvent en verre) afin qu’il soit lavé puis réutilisé (il pouvait ainsi être à nouveau employé une cinquantaine de fois). Un excellent moyen d’éviter la surproduction de déchets. Aujourd’hui, cette consigne ne subsiste que dans le milieu de la restauration. Et pourtant, son retour est plébiscité par les français.es à tel point que la consigne fait partie du projet de loi anti-gaspillage proposé par le ministère de la Transition écologique.

Seulement voilà, cette « consigne 2.0 » ne concerne que les bouteilles plastique et les canettes. Le projet de loi prévoit ainsi le paiement d’une consigne de 15 centimes d’euros en plus du prix de la bouteille ou de la canette. La consigne sera bien entendu remboursée si la personne rapporte la bouteille ou canette dans un point de collecte. Cependant, ce projet de consigne exclut totalement la bouteille en verre et ne compte pas réutiliser les bouteilles plastiques mais simplement les envoyer au recyclage. Même si, selon la chargée de mission au sein de l’association Zero Waste, Laura Chatel « l’objectif visé est d’améliorer le tri » cette dernière déplore le fait que le projet de loi se concentre uniquement sur le recyclage et non sur le réemploi. Par ailleurs, le sénateur Guillaume Gontard déplore la pérennisation de plastique en « verdissant » son image et en donnant l’illusion qu’il s’agit d’une « matière propre et durable ». Bien que l’idée d’une réinstauration de la consigne soit intéressante, cette dernière, telle qu’elle est proposée en 2020 semble faire l’impasse sur le sujet le plus important : la surconsommation de plastique. En effet, le projet de loi ne tient compte que de la bouteille plastique et non des pots de yaourt et autres emballages plastiques qui ne trouvent aucune solution actuellement.

Comment réduire sa consommation de plastique ?

Même si le tri reste une bonne alternative pour diminuer les déchets, qu’on le veuille ou non, notre poubelle se retrouve vite remplie d’emballages en plastique.
La meilleure solution pour diminuer l’impact du plastique sur l’environnement reste la diminution de l’utilisation de celui-ci.

Voici quelques astuces pour le faire :

1) Préférez les produits moins emballés ou grands conditionnements

Éviter le plastique dans du plastique est déjà un bon début. Privilégier l’achat d’une grande bouteille plutôt que plusieurs petites bouteilles, un aliment protégé uniquement par un film protecteur dans un carton au lieu d’une barquette en plastique ou encore opter pour du café moulu en paquet plutôt que les dosettes.

2) Optez pour du savon plutôt que du gel douche
Le savon solide ne demande en général pas d’emballage plastique, seulement une boite en carton voire une simple feuille de papier lui servent d’emballage.

3) Utilisez d’autres matériaux
Il n’y a pas que le plastique dans la vie 😉, il est possible d’utiliser divers matériaux souvent plus durables et plus résistants :

  • Les ustensiles de cuisine en bois ou en métal pour vos poêles
  • Les tissus imbibés de cire d’abeilles lavables et réutilisables permettant de remplacer le film plastique.
  • Les vêtements en coton, en chanvre, en laine au lieu du polyester.
  • Les isolants écologiques en laine de bois, en cellulose ou encore en chanvre…
  • Utilisez les bouteilles en verre au lieu des bouteilles en plastique pour stocker votre eau.
  • Les gourdes en inox ou en verre (avec une housse de protection anti casse).
  • Les tupperware en verre ou inox pour conserver vos aliments (quitte à avoir uniquement le couvercle en plastique).

4) Utilisez une carafe filtrante ou buvez l’eau du robinet
Plutôt que d’acheter pack d’eau en bouteille sur pack d’eau en bouteille pourquoi ne pas investir dans une carafe filtrante ? Ou, si vous le pouvez, boire directement l’eau du robinet ? Cela vous fera fournir moins d’efforts en plus (un pack de 6 bouteilles c’est lourd vous ne trouvez pas ? 😉) !

5) Achetez en vrac

Vous pouvez trouver de nombreux aliments en libre-service et également certains produits d’entretien ou cosmétiques. Et si vous apportez vos propres bocaux en verre pour les remplir c’est encore mieux.

6) N’oubliez pas votre tote bag avant de sortir

Plutôt que de demander un sac (même en kraft) à chaque passage en caisse, faites comme nous, adoptez le tote bag, il se pli facilement pour pouvoir tenir dans le sac à main ou l’attaché-case (et en plus c’est tendance !).

7) Utilisez uniquement des objets réutilisables

À horizon 2021, de nombreux objets en plastiques à usage unique vont être interdits. Raison de plus pour commencer dès maintenant à adopter la paille en inox ou encore les cotons démaquillants lavables !

Si vous faites cela en plus de trier, il ne restera plus grand-chose dans votre poubelle non recyclable ! Et vous savez ce qui diminue aussi les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ? Opter pour un fournisseur d’énergie renouvelable ! Et en plus, chez ekWateur, on vous fournira tout un tas de petites astuces faciles à mettre en place pour réduire votre consommation sans vous prendre la tête. Un deal gagnant-gagnant non ? 😉

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